PROCHAINE REUNION DE L'ASSEMBLEE CITOYENNE LE VENDREDI 26 JANVIER 2018 A FABREGUES A 19 HEURES
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luttes sociales depuis juillet 2022

 publié le 16 juillet 2022

Pour une répartition des richesses et l’augmentation des salaires

sur https://altermidi.org/

Mardi 12 juillet, huit syndicats et cinq organisations de défense de la jeunesse ont diffusé un communiqué afin d’exiger « une meilleure répartition des richesses au profit des salariés »

Les signataires du texte cherchent à faire entendre leur voix, vingt-quatre heures après le début de l’examen du projet de loi « pour la protection du pouvoir d’achat » par trois commissions de l’Assemblée nationale (affaires sociales, affaires économiques et finances). Le message s’adresse à la fois aux dirigeants du patronat, qui négocient dans les branches professionnelles, aux chefs d’entreprise et aux employeurs publics.

Cet appel à un rééquilibrage du partage des profits est paraphé par les cinq confédérations représentatives à l’échelon interprofessionnel : CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT et Force ouvrière. S’y ajoutent la FSU, Solidaires et l’UNSA ainsi que des mouvements représentant les étudiants et les lycéens (UNEF, FAGE, FIDL, MNL, Voix lycéenne). Leur démarche vise à souligner que le projet de loi, actuellement débattu par les députés, est insuffisant « pour répondre à l’urgence »

Le communiqué intersyndical :

À l’heure où les conflits sociaux se multiplient pour obtenir des revalorisations salariales légitimes au moins à la hauteur du taux d’inflation, la question du pouvoir d’achat est centrale pour les travailleurs et travailleuses. Alors que les débats commencent à l’Assemblée nationale sur cet enjeu prioritaire, nos organisations respectives réaffirment ensemble que le sujet relève également des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique. Parce qu’elles considèrent que le salaire relève du partage des richesses, les organisations syndicales et de jeunesse sont unanimes sur le fait que le sujet prioritaire doit être l’augmentation des salaires, des retraites et pensions, des minima sociaux et des bourses d’études.

Une succession de mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’État ne peut constituer un ensemble suffisant pour répondre à l’urgence. Réduire les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes, exige avant tout des mesures visant à une meilleure répartition des richesses au profit des salariés. Le salaire doit demeurer la base d’un partage des richesses rééquilibré en faveur des salariés. La prise en charge de mesures de pouvoir d’achat est aussi de la responsabilité des employeurs privés comme publics.

Les organisations syndicales et de jeunesse réaffirment que le Smic doit demeurer un salaire d’embauche et qu’il ne peut pas être une trappe à bas salaires maintenant les salariés au Smic toute leur carrière professionnelle.

La conditionnalité des aides aux entreprises est aujourd’hui un impératif. Elle doit permettre aux branches professionnelles et aux entreprises de mener des politiques plus concrètes en matière sociale et environnementale, notamment par le dialogue social. Le futur débat parlementaire doit permettre d’avancer notamment sur cette conditionnalité des aides aux entreprises qui ne jouent pas le jeu en matière salariale.

Les organisations syndicales et de jeunesse rappellent que ces exonérations et allègements de cotisations mettent à mal notre système de protection sociale collective.

Nos organisations conviennent de se réunir à nouveau début septembre afin de poursuivre leurs échanges.

Paris, le 12 juillet 2022

 

publié le 14 juillet 2022

Uber Files. « Nous exigeons des protections pour les salariés victimes de l’ubérisation »

Rosa Moussaoui sur www.humanite.fr

Pour Philippe Martinez, les dessous de l’affaire mise au jour par les « Uber Files » sont l’affirmation mensongère selon laquelle les garanties collectives seraient un frein à l’activité économique et à l’emploi. Entretien


 

Que vous inspirent les révélations des « Uber Files » sur le rôle d’Emmanuel Macron pour ouvrir la voie en France à cette plateforme ?

Philippe Martinez : Si ce n’était pas si grave, cela pourrait prêter à rire : voilà qui montre que le politique peut avoir du poids sur les questions économiques et sociales quand il le décide. Problème : la démonstration est faite que lorsque Macron s’engage, c’est toujours en faveur des grands groupes, jamais en faveur des salariés. Ce scandale commande de la transparence. De la part de Macron, de son prédécesseur à l’Élysée et de tous ses collègues du gouvernement de l’époque, qui prétendent aujourd’hui n’avoir été au courant de rien. Quand on favorise l’implantation d’une entreprise, et pas n’importe laquelle, en France, en l’accompagnant de dérogations, voire de la casse d’une partie du Code du travail, ça mérite des explications.

Quels rôles ont joué Uber et d’autres plateformes dans l’entreprise récente de détricotage du Code du travail, des garanties collectives des salariés ?

Philippe Martinez : Uber a inventé le refus de reconnaître le lien de subordination d’un salarié vis-à-vis de son employeur, ce qui permet de casser toute notion d’accord collectif, de convention collective. Cela s’est traduit, on le savait, par la remise en cause du droit à la santé, du droit à la formation pour les salariés.

Ce niveau de collusion entre décideurs politiques et intérêts privés se limite-t-il à Uber ?

Philippe Martinez : Nous pensons que non. Le lobbying des grands groupes sur des ministres, sur certains députés est un secret de Polichinelle. Des conseillers juridiques des entreprises rédigent pour des députés des amendements clés en main pour que les lois soient faites en leur faveur. Nous dénonçons ces pratiques depuis longtemps. Quand on les prend la main dans le sac comme aujourd’hui, c’est la démonstration que cela se fait à grande échelle.

Selon vous, quelles suites doivent être données à cette affaire ?

Philippe Martinez : Nous allons réagir, interpeller sur le terrain syndical. Il faut une enquête parlementaire. Les présidents de la République en activité sont intouchables, paraît-il. Cela dit, cette affaire mérite que le président en exercice, ex-ministre de l’Économie (de 2014 à 2016 – NDLR), donne des explications de son propre chef. Et que soient auditionnés les ministres qui ont côtoyé Emmanuel Macron au gouvernement, voire, pourquoi pas, François Hollande, pour que toute la lumière soit faite. Je suis assez surpris qu’un ministre seul puisse berner l’ensemble d’un gouvernement, le premier ministre et le président de la République.

Ces révélations surviennent dans un contexte social hautement inflammable. Peuvent-elles contribuer à attiser l’exaspération ?

Philippe Martinez : Oui, bien sûr. Le plus préoccupant, c’est que ce type d’affaire jette le discrédit sur l’action politique. Ce genre de magouille, il n’y a pas d’autre mot, suscite chez les citoyens de la colère et de la défiance. D’un point de vue syndical, nous devons tout faire pour que cette colère sociale trouve son expression dans des mobilisations ouvrant la voie à des garanties collectives pour tous. On nous répète que ces garanties seraient un frein à l’activité économique, c’est faux. Nous exigeons des protections pour tous ceux qui sont victimes de l’ubérisation des relations sociales et de l’économie. Je pense aux livreurs à vélo qui ont gagné des avancées, et à d’autres professions qui se trouvent dans la même situation. Nous voulons conforter, avec ces travailleurs, l’idée selon laquelle des mobilisations sont nécessaires pour obtenir des droits, quelle que soit la nature de l’emploi concerné.

 publié le 8 juillet 2022

Grève salaires dans l’énergie :
prochain round en septembre

Guillaume Bernard surhttps://rapportsdeforce.fr

Débuté il y a un mois et organisé autour de 4 journées de grève, le premier round de la bataille pour l’augmentation des salaires dans l’énergie prend fin ce vendredi. De concert, les membres de l’intersyndicale refusent les propositions patronales. La CGT annonce déjà une journée de lutte le 13 septembre.

Tout au long de l’année, les grèves pour les augmentations de salaire ont essaimé dans les entreprises. Face à l’inflation, qui pourrait atteindre 6,8% en septembre selon les dernières estimations de l’INSEE, les conflits se sont naturellement concentrés dans les boîtes. Sur la séquence septembre 2021-juillet 2022, les luttes au niveau des branches professionnelles ont en revanche été rares et les convergences interprofessionnelles exceptionnelles.

Or la grève dans les IEG (industries électriques et gazières) est justement un exemple de convergence. Les organisations syndicales du secteur ont lancé tout au long du mois de juin des journées de grèves dans pas moins de 150 entreprises, touchant 160 000 salariés. Elles ont été suivies par 40% à 20% des salariés selon la CGT.

Une convergence plus évidente qu’ailleurs, certes, puisque les travailleurs et travailleuses des IEG sont fédérés par un statut et par un salaire national de base (SNB) communs. « Sur les piquets des sites de gaz bloqués ces dernières semaines des salariés de toutes les entreprises des IEG sont passés nous voir. On a installé des piscines et des transats pour que les enfants de ceux qui ne partent pas en vacances puissent en profiter », décrit Frédéric Ben, délégué syndical CGT chez Storengy, basé sur le site de Gournay-sur-Aronde (Oise).

Mais une convergence tout de même, avec son lot d’obstacles, notamment la difficulté d’articuler batailles dans les boîtes et exigences collectives de branche. C’est pourquoi début juin nous annoncions que « la plus grosse grève pour les salaire » se préparait dans l’énergie (voir notre article). De par sa taille et sa forte syndicalisation, le secteur des IEG est évidemment une pièce importante sur l’échiquier de la bataille des salaires.

4 jours de grève des salaires dans l’énergie

Engagé le 2 juin au niveau de la branche – des grèves étaient déjà en cours dans certaines entreprises – le conflit est finalement loin d’être réglé à l’approche de la période estivale. Après 4 journées de grève pour les salaires dans l’énergie le 2, le 20, le 28 juin et le 4 juillet, ce vendredi 8 juillet apparaît comme le dernier jour pour accepter l’accord présenté par les organisations patronales de la branche. Mais l’intersyndicale CFE-CGC, FO, CFDT, CGT a décidé de refuser la signature.

« On est très loin du compte », estime Stéphane Chérigié, délégué de branche CFE-Energies. « Ces propositions sont indécentes, c’est une provocation des employeurs. Tous les syndicats s’attendaient à plus », renchérit Fabrice Coudour, secrétaire fédéral de la Fédération Nationale des Mines et de l’Énergie (FNME) CGT.

Alors que les fédérations syndicales demandaient 4,5% d’augmentation du SNB, les patrons ont proposé 1%, valable dès le 1er juillet, ainsi qu’une prime de 400€, exemptée de cotisation patronale. « Oui, cette prime ce n’est pas rien pour des salariés qui peine à boucler leurs fins de mois, mais elle ne peut venir qu’en complément d’augmentations salariales plus pérennes. La preuve : les salariés ne s’en sont pas contentés », juge Fabrice Coudour de la CGT.

Pour rappel, ces dernières années le SNB n’a augmenté que de 0% à 0,3%. « Les employeurs ont l’habitude de considérer que la hausse du SNB, ajoutée à l’évolution normale du salaire due à l’ancienneté, comble l’inflation. Or depuis que celle-ci explose, ce n’est plus le cas », explique Stéphane Chérigié, de la CFE-CGC. « Sur les 10 dernières années, on considère que les salariés des IEG ont perdu 15% de pouvoir d’achat », abonde Fabrice Coudour. Pour y remédier, la CGT appelle d’ores et déjà à une journée de mobilisation le 13 septembre. « On ne s’interdit pas non plus de mener des actions cet été, même si elles seront plus disparates », conclut le cégétiste.

De fait, la colère ne redescend pas dans certaines entreprises. Les salariés de Storengy, qui bloquaient ce jeudi encore pas moins de 10 sites de stockage de gaz, affectant la capacité de la France à constituer des réserves pour l’hiver, ont déjà voté la reconduction de leur mouvement jusqu’à lundi sur le site de Gournay-sur-Aronde. « En un jour de blocage d’un seul site, notre employeur perd 2 millions d’euros. Or pour augmenter chacun des 700 salariés de l’entreprise de 15%, avec une prime de 300€, cela coûte 2,1 millions d’euros par an. Pourtant Storengy ne lâche rien. Ils savent que s’ils cèdent, tout les patrons des IEG devront céder », analyse Frédéric Ben, délégué syndical CGT chez Storengy. Un signe, déjà, que la bataille de la rentrée sera ardue.

 publié le 5 juillet 2022

Le personnel des urgences montpelliéraines au premier jour d’une grève illimitée

sur https://lepoing.net

Alors que les grèves dans les services d’urgence des hôpitaux se poursuivent dans tout le pays, c’est au tour des services d’urgences adultes et pédiatriques de Lapeyronie et des UTEC de Guy de Chauliac à Montpellier de rentrer dans la danse. Ce lundi 4 juillet marque le début d’un mouvement de grève illimité pour les agents de ces services, couverts par un préavis déposé par la CGT et FO.

Une grosse soixantaine de grévistes des services d’urgences adultes et pédiatriques de Lapeyronie et des UTEC de Guy de Chauliac à Montpellier étaient rassemblés ce lundi 4 juillet à midi devant l’entrée du centre André Benech, sur le site de Lapeyronie. Le rassemblement, appuyé par certains élus locaux Nous Sommes et par une poignée de députés de la coalition de gauche NUPES, marque le début d’une grève illimité à l’appel des syndicats CGT et FO.

Comme partout dans le pays, avec d’autres mouvements de grèves dans d’autres services sur le territoire, la situation dans les services d’urgence de Montpellier est devenue intenable. En témoignent ces extraits d’un communiqué de presse publié sur le site de la CGT CHU Montpellier : « A ce jour, les agents sont épuisés. Les équipes sont à bout de souffle. Les heures supplémentaires ne trouvent plus de public et régulièrement certains secteurs sont sans agents. L’attente et les pertes de chance sont nombreuses pour les patients. Les arrêts maladie pour épuisement professionnel se multiplient, les demandes de mutation, disponibilités, démissions également. Il n’est plus acceptable, tenable de croiser des collègues en pleurs ou sidérés lors des prises ou fin de garde. […] Que ce soit aux urgences adultes, pédiatriques de Lapeyronie ou tête et cou de Guy De Chauliac la situation est désormais critique et ce, aux portes de l’été. Les personnels de ces unités redoutent des situations de perte de chance pour les patients y compris au niveau de la pédiatrie où même la gestion de la douleur s’avère précaire »

Une situation d’autant plus préoccupante pour les usagers et les travailleurs qu’une nouvelle vague de Covid-19 se profile. Santé publique France faisait état, mardi 28 juin, d’un fort rebond des nouveaux cas de Covid-19. Les nouvelles contaminations ont atteint 147 248, soit 54 % de plus que durant la semaine précédente. La région Occitanie est particulièrement touchée, avec une hausse de 64% des contaminations sur la même période, et le département de l’Hérault affiche un des taux de progression de la nouvelle vague les plus élevé de France.

Face à cette vague de grèves, Élisabeth Borne s’est déplacée dans un hôpital de Pontoise dans le Val-d’Oise ce vendredi 1er juillet. Son intervention, et la liste d’annonces qu’elle y a faite pour endiguer la crise, immédiatement relayée par l’ARS Occitanie, repose sur deux versants.

D’une main, satisfaire temporairement une toute petite partie des revendications des soignants grévistes, via une revalorisation du point d’indice, la titularisation de certains personnels en contrats précaires. Et une majoration des heures de nuit et des heures supplémentaires, entérinées pour trois mois seulement.

De l’autre, expliquer que la crise des urgences est avant tout liée aux mauvaise habitudes des français. « Les urgences ne peuvent pas faire face à tous les besoins de soins des Français », a-t-elle doctement expliqué face caméra. Trois jours plus tard, ce lundi 4 juillet, le nouveau ministre de la Santé François Braun déclare dans un style tout à fait macronien que le système de santé « n’est plus compris par nos concitoyens ni par nos soignants ». On est priés de croire que la responsabilité des dégâts de l’épidémie de Covid repose principalement sur les citoyens rétifs à la vaccination, ou qui voudraient attendre d’y voir plus clair, et certainement pas sur le détricotage méthodique et radical du service public hospitalier, dans la foulée d’une crise sanitaire parmi les plus graves de l’histoire. On est priés de croire que la responsabilité de la crise majeure des services d’urgences repose principalement sur le mésusage que les français en font, et sur les défauts de compréhension des soignants grévistes, certainement pas sur les politiques libérales menées depuis des décennies contre l’hôpital public, et qui s’accéllèrent.

De ce versant du positionnement gouvernemental résulte tout un panel d’autres mesures annoncées par Elisabeth Borne, elles aussi valides trois mois pour le moment : tri renforcé entre les urgences vitales et les autres cas pour les appels au 15, mobilisation de médecins généralistes retraités et de pharmaciens, augmentation du recours aux services de télémédecine (par téléphone donc), ouverture des maisons de garde le samedi matin. Et sur du plus long terme une hausse du prix des consultations chez les généralistes de 15 euros, pour favoriser leur installation.

Pourtant la CGT dresse un constat tout autre quant aux raisons de la saturation des urgences. En tout premier lieu, les coupes budgétaires, le manque de personnel, les conditions de travail précaires et déplorables qui entraînent de grande difficulté dans la stabilisation et le recrutement du personnel, surtout après ces dernières années d’une dureté inouïe, insolemment récompensées après grèves et manifs par une petite prime de 183 euros acquise sous la menace du mouvement social. A titre d’exemple, le CHU de Montpellier ouvrait mi-juin 130 nouveaux CDI d’infirmiers et d’aides soigants après un accord signé avec les syndicats, lequel prévoyait notamment des hausses de salaires. Encore faut-il que les améliorations apportées soit suffisantes pour que ces métiers continuent à susciter des vocations heureuses.

Les syndicats pointent également du doigt les effets des politiques libérales sur la fréquentation des urgences. D’après eux, les déserts médicaux et le manque de médecins libéraux aux heures de nuits et pendant les week-ends, la politique du « toujours plus » de médecine et de chirurgie ambulatoire avec la réduction toujours plus poussée des durées moyennes de séjours obligent nombres de patients à se rendre ou à revenir aux services d’urgences. Pendant que les fermetures de lits entrainent redéploiements, épuisement des personnels et diminution du nombre de lits mis à disposition pour désengorger les services d’urgence.

Face à ce constat, les grévistes montpelliérains avaient leurs revendications toutes prêtes pour un rendez-vous en préfecture dans la foulée du rassemblement, à 15h. Pour les services d’urgences : une forte réactivité pour rendre participatifs tous les acteurs du soin dans la régulation des flux d’amont, des mesures permettant des parcours de soins sécuritaires pour les usagers et les soignants, une régulation des flux d’aval qui permette d’hospitaliser les patients qui en ont besoin, une refondation de la prise en charge des urgences et des soins non programmés. Et pour l’ensemble des personnels hospitaliers paramédicaux et médicaux : une revalorisation plus conséquente du point d’indice, des salaires et des indemnités pour contraintes et pénibilités horaires (la nuit, les dimanches, les jours fériés), un plan de formation du personnel soignant qui permette réellement des embauches massives, lesquelles devraient permettre à chacun de se consacrer pleinement aux tâches que sont censées recouvrir son métier, un renforcement des moyens budgétaires pour les établissements, un ratio de personnels adaptés à la charge en soins et des mesures salariales pour fidéliser les médecins et prioriser leur affectation à l’hôpital.

Si le rassemblement de ce lundi midi n’a compté que quelques dizaines personnes, le même type de mobilisations avait fini par mener au printemps 2020, au moment des mardis de la colère et du mouvement pour les primes Ségur, à de beaux coups d’éclats après quelques semaines d’efforts. Et le mouvement va se poursuivre, comme dans de nombreux autres hôpitaux.

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