PROCHAINE REUNION DE L'ASSEMBLEE CITOYENNE LE VENDREDI 26 JANVIER 2018 A FABREGUES A 19 HEURES
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liberte, repression, discrimination

publié le 27 octobre 2021

Montpellier : le “bulldozer” Hugues Moutouh, préfet de l’Hérault, expulse et traque des familles albanaises

sur https://lepoing.net

Lundi 25 octobre, au petit matin. Le nouveau préfet “bulldozer” de l’Hérault, Hugues Moutouh, ordonne l’expulsion d’un bâtiment squatté par plusieurs familles albanaises. Malgré des relogements prévus par la mairie, des demandes de droit d’asile en cours d’examen, et un accompagnement validé par… la préfecture. Résultat : un aller simple pour Tirana, des mesures d’OQTF et de placement en CRA.

Jusqu’à tout récemment, trois familles étaient installées au 13 rue Rigaud, tout près de l’avenue Clémenceau. La première d’entre elle quitte le squat le dimanche 24 octobre, s’étant vu proposé un hébergement d’urgence par le 115.

Pour les deux autres, la fin de l’occupation de cet ancien bâtiment des douanes est moins heureuse : lundi 25 au matin, les habitants restants -six adultes et neuf enfants âgés de quatorze mois à dix-huit ans- sont expulsés par huissier de justice et policiers.

Les familles albanaises étaient pourtant suivies par une cohorte d’associations : Réseau Education Sans Frontières (RESF), la Cimade, la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), en lien avec les services de la mairie de Montpellier. Cette même mairie de Montpellier qui s’apprêtait à rendre disponible un logement temporairement vacant, via un bail intercalaire, aux deux familles restantes. L’occupation illégale était donc officiellement sur point de cesser.

Le tissu associatif montpelliérain reste donc dubitatif sur les motifs avancés par le préfet Moutouh. Les familles sont sans histoires, enchaînent les contrats de travail, les enfants sont tous scolarisés. Le père de la famille Bushati a pour projet de rebâtir une entreprise de BTP, après la faillite de la sienne en Albanie, qui employait 25 salariés. La famille entière est éligible à la circulaire Valls, en raison de sa présence depuis plus de cinq ans sur le territoire français, des enfants scolarisés dans le pays, et de la dernière venue de la fratrie, née sur le sol de l’Hexagone. Et devait donc disposer d’un titre de séjour sous peu. Les familles bénéficient du soutien de nombreux parents d’élèves dans les établissements que fréquentent les mômes. Même la mairie de Montpellier, impliquée dans le travail social, et qui a appris l’expulsion après coup, s’en indigne vivement !

Loin de nous l’idée de faire un tri entre bons et mauvais migrants, mais force est de constater que même les profils les plus “start-ups nation” compatibles n’émeuvent pas M. Moutouh. Les associatifs tentent une explication : les pays du Maghreb, le Mali, la Guinée, bloquent les entrées de migrants expulsés par les autorités françaises, rendant compliquées les expulsions. Pour remplir des objectifs chiffrés, qu’on pourra brandir à volonté face au premier Zemmour venu, les services de l’Etat, préfectures en tête, se tournent donc vers les étrangers venus de pays vers lesquels il est facile d’expulser. Explication d’autant plus plausible qu’on en apprend plus sur l’incroyable acharnement des autorités : la troisième famille, composée d’un couple avec trois enfants ( la mère en attend un quatrième ), pourtant relogée par le 115, est poursuivie, recherchée, traquée par la police.. En vain pour l’instant.

Et il vaut mieux croiser les doigts pour que les forces de l’ordre ne lui mettent pas les pattes dessus. La famille Bushati a été emmenée directement vers un avion, direction la ville albanaise de Tirana. Seuls à bord, avec quatorze policiers en guise d’escorte ! Les associatifs en lien avec la famille Bushati expliquent sa coopération au moment de l’embarquement : “Cette famille est très soucieuse de ses enfants, chaque jour d’école depuis le début de l’occupation du squat ils les faisaient partir vers leurs établissements scolaires dès 6h30 du matin, pour éviter qu’ils ne soient confrontés à d’éventuelles visites des huissiers de justice.” Les autres personnes arrêtées sont soit sous le coup d’une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), soit en Centre de Rétention Administrative (CRA) en attendant leur expulsion.

Pour les associations qui suivent ces familles, la communication de la préfecture sur l’expulsion enchaîne mensonges éhontés et assertions douteuses. “Déboutées de leurs demandes de statut de réfugié, ces personnes se sont maintenues en situation irrégulière sur le territoire national”, peut-on lire dans le communiqué de presse signé par le cabinet du préfet, à propos de la famille Bushati qui attend pourtant ses titres de séjours… Plus loin : “Une procédure de cession était engagée par le service des Domaines de l’Etat”. En français moins https://lepoing.net/montpellier-le-bulldozer-hugues-moutouh-expulse-et-traque-des-familles-albanaises/administratif, le bâtiment était soit disant en cours de revente. Pourtant, depuis dix huit mois que le squat est ouvert, les familles albanaises n’ont pas vu une seule personne, une seule visite… On garde en tête l’exemple du squat de la rue Bonnard, expulsé avec pertes et fracas, et qui depuis plus d’un an maintenant reste vide et inutilisé.

Ce qui ne fait aucun doute par contre, c’est que la confiance relative qui pouvait être de mise entre milieu associatif et services préfectoraux est brisée. L’accompagnement des familles était le résultat d’une coopération entre assos, mairie, et… préfecture ! Même schéma que pour les récentes expulsions de bidonvilles, avec des mois voir des années de travail social, (financé par les services de l’Etat, comble du grotesque sinistre), foutus en l’air. Mentionnons également l’arrestation à la gare Sud de France le 8 octobre de plusieurs sans-papiers venus assister à un évènement déclaré en préfecture, le Contre Sommet Afrique France. 

Le discours tenu par les associations impliquées dans l’accompagnement de ces familles albanaises, lors d’une conférence de presse au bar Le Dôme, est sombre, désabusé : “On va vers une mutation de nos pratiques en profondeur. Si on ne peut plus accorder un minimum de crédit à la cohérence des politiques des représentants de l’Etat, à leur parole même, on va devoir orienter de plus en plus nos pratiques vers la clandestinité !”

 

Hugues Moutouh démantèle un troisième bidonville à Montpellier

Lundi 25 octobre, le même jour que l’expulsion d’un squat habité par des familles albanaises, le préfet de l’Hérault Hugues Moutouh a envoyé la police démanteler un troisième bidonville de Montpellier, avenue Nina Simone.

Moutouh est en guerre. Quelques heures à peine après que deux familles albanaises soient expulsées de leur habitation squattée près de l’avenue Clémenceau, et pendant que l’une d’entre elles était embarquée dans un avion direction Tirana, un troisième bidonville de Montpellier, situé avenue Nina Simone, a été démantelé par la police.

Les 59 habitants sont pour le moment relogés dans un ancien EHPAD réquisitionné par les services de la préfecture. Mais ne pourront y rester après la fin de la trêve hivernale, le 30 avril 2022.

La préfecture justifie sa décision en mettant en avant l’incendie du 16 septembre, survenu dans des circonstances troubles. Cette nuit-là, une riveraine aurait aperçu un homme circuler autour du campement vers 5h du matin, juste avant le début du sinistre. Un autre témoin, interviewé par le média Rapports de Force, dit avoir aperçu à la même heure deux hommes en scooter lancer deux bouteilles d’essence enflammées sur des caravanes vides. Une dizaine de véhicules ont été détruits par les flammes, sans qu’aucune victime ne soit à déplorer.

Ce n’était pas le premier incendie, mais le troisième depuis le début du mois d’août. De nombreuses intimidations auraient également été exercées sur les habitants. L’avocate de plusieurs familles de ces bidonvilles, maître Elise de Foucault, a déposé une plainte auprès du procureur de la République. La troisième évacuation également, après celles du campement du Mas Rouge et du camp dit de “Zénith 2”, respectivement le 1er et le 8 septembre.

Pour le moment la préfecture de l’Hérault ne s’est pas scandalisée de ces mystérieux actes d’extrême violence, et semble faire peser en pratique toutes leurs conséquences sur les habitants des camps de fortune montpelliérains.

 

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publié le 18 octobre 2021

17 octobre 1961. Macron parle de crime, mais oublie les criminels

Aurélien SoucheyreLatifa Madani sur www.humanite.fr

Pour la première fois, un président a commémoré physiquement les massacres des Algériens, à Paris, il y a soixante ans. Mais, plutôt que de reconnaître la responsabilité de l’État, il s’est contenté d’accuser le préfet de l’époque, Maurice Papon.

Des fleurs jetées à l’eau et aucun mot. Le chef de l’État a beau regarder la Seine, il ne dit rien. Samedi 16 octobre, depuis le pont de Bezons (Hauts-de-Seine), Emmanuel Macron est devenu le premier président de la République à commémorer physiquement le 17 octobre 1961, lors d’une cérémonie. Il aura fallu attendre soixante ans… Soixante ans pour que ce « massacre d’État », comme l’affirme l’historien Emmanuel Blanchard, ait droit à pareille initiative officielle. Devant ce fleuve où tant de personnes furent noyées par la police, lors d’une nuit d’enfer où des centaines de manifestants algériens furent assassinés par les prétendues « forces de l’ordre ».

« De Gaulle laissa faire »

Soixante ans… Il faudra pourtant attendre encore pour que le sommet de l’État reconnaisse pleinement la responsabilité qui fut la sienne, cette nuit-là. Car au lourd silence durant le recueillement, Emmanuel Macron a répondu par un court communiqué. L’Élysée a certes tenu à « rendre hommage à la mémoire de toutes les victimes ». Mais son texte fait mention de « plusieurs dizaines » de tués quand il est établi qu’il y en eut bien plus de 100… Enfin, la présidence de la République assène que « les crimes commis cette nuit-là par Maurice Papon sont inexcusables pour la République ». Une façon de se dédouaner sur le seul préfet de police de l’époque. Ce coupable idéal, puisqu’il fut prouvé des années plus tard qu’il participa à la déportation des juifs pendant la Seconde guerre mondiale, n’a pourtant pas agi seul.

« Pas plus que Didier Lallement aujourd’hui, le préfet Maurice Papon n’orientait la répression sur sa seule initiative. Les responsables politiques du crime d’État sont : le premier ministre Michel Debré, le ministre de l’Intérieur Roger Frey, ainsi que le général de Gaulle, qui laissa faire », a réagi Fabrice Riceputi. L’historien, auteur d’ Ici on noya les Algériens (éditions le Passager clandestin), ajoute que « de Gaulle a décoré et chaudement félicité Maurice Papon pour avoir “tenu Paris”. Il l’a maintenu en poste jusqu’en 1967 »… Et pourtant, Emmanuel Macron a pris grand soin de condamner des « crimes inexcusables pour la République », au lieu de parler de crimes « de » la République. « On est bien en deçà de ce qu’on attendait. Papon sert de coupable expiatoire. C’est une occasion manquée pour la vérité », a regretté auprès de Mediapart Mehdi Lallaoui, cofondateur de l’association Au nom de la mémoire.

Samia Messaoudi, cofondatrice de la même structure qui œuvre inlassablement pour que la pleine lumière soit faite sur le 17 octobre 1961, est elle aussi amère. « Quand nous avons été contactés par l’Élysée pour participer à la cérémonie de samedi, nous avons accepté à condition que cette nuit sanglante, ce massacre, soit reconnu comme un crime d’État par les plus hautes autorités du pays », raconte-t-elle. Les services de l’Élysée lui ont indiqué que le « président allait faire un geste, dire un mot », avant de finalement la prévenir que le recueillement serait silencieux. « Nous avons hésité, puis nous sommes finalement venus. Samedi, quand Monsieur Macron m’a serré la main, je lui ai rappelé que nous étions là pour que soit reconnu le crime d’État et pour que soient nommés les responsables de la répression. Il ne m’a pas répondu. Dix minutes plus tard, nous avons reçu le communiqué de l’Élysée. Hélas, c’est la déception totale. »

« Terreur coloniale »

Historiens, associations, collectifs et partis politiques regrettent ainsi que Macron se soit contenté d’un petit pas en avant, sans avoir le courage de vraiment regarder l’histoire en face, comme il le prétendait. « La vérité sur ce crime d’État est aujourd’hui connue et partiellement assumée par les responsables politiques de notre pays. Pourtant, malgré quelques avancées, il manque la reconnaissance officielle, par l’État, de sa responsabilité, de celle des dirigeants et de la police de l’époque », a annoncé EELV. Le PS a également réclamé « la condamnation, par le président de la République, de cette répression sanglante et de ceux qui l’ont organisée et/ou couverte ». « Je demande que la France assume ses responsabilités et déclare solennellement que l’institution policière française, des hauts fonctionnaires français, des responsables politiques français se sont rendus coupables d’un crime d’État il y a soixante ans, et qu’ils ont ainsi déshonoré la République », a de son côté fait savoir Fabien Roussel.

Le secrétaire national du PCF réclame aussi la création « d’une commission d’enquête indépendante qui aura accès à toutes les archives officielles et à tous les témoignages sans exception, afin de faire toute la lumière sur la terreur coloniale dont ont été victimes les Algériens de France ». Il demande « qu’un lieu soit consacré à Paris aux événements d’octobre 1961, conformément au vote du Sénat en octobre 2012 », en plus de « faire de la date du 17 octobre 1961 une journée d’hommages aux victimes des crimes du colonialisme ».

Traqués par des « gardiens de la paix »

Si la gauche regarde cette répression d’État pour ce qu’elle est, la droite cherche encore et toujours à relativiser, minimiser ou travestir l’histoire. Le député LR Éric Ciotti estime ainsi qu’Emmanuel Macron s’est livré à une « propagande victimaire antifrançaise indécente ». « Criminaliser notre histoire est une faute », ajoute la parlementaire du même parti, Michèle Tabarot. La présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, aurait de son côté « aimé que le président associe la mémoire des 22 policiers morts dans des attentats FLN ». S’il faut refaire un peu d’histoire, faisons-la : quelques mois avant la fin de la guerre d’Algérie, alors que les négociations d’Évian qui vont déboucher sur l’indépendance sont déjà ouvertes, la police de Maurice Papon, donc celle de l’État, se livre à des exactions quotidiennes : rafles, tabassages, tortures contre les Algériens… Le FLN, qui avait interrompu les attentats contre les policiers, décide de les reprendre. Déterminé à poursuivre l’escalade de violence, Maurice Papon promet, lors des funérailles d’un policier, que « pour un coup porté, nous en porterons dix ».

La réponse sera celle du massacre du 17 octobre… qui vise des travailleurs immigrés, lesquels manifestaient pacifiquement contre le couvre-feu discriminatoire qui leur était imposé. Sans défense, ils sont traqués par des « gardiens de la paix » dont la mission n’est pourtant pas de se venger sur des innocents… Le rapport de Jean Geronimi, en 1999, indique que la répression policière s’abat tout en étant couverte par les autorités supérieures. Le nombre de corps de « Nord-Africains » repêchés dans la Seine augmente tout au long de l’année 1961, les 17 et 18 octobre constituant un « pic ». « Macron a fait le minimum », regrette ainsi Daabia, 80 ans, présent dans le défilé parisien de dimanche. « 17 octobre, on n’oublie pas, 17 octobre crime d’État ! » ont scandé les manifestants, ajoutant : « L’État a ordonné, Papon a exécuté ! » Parmi les 3 000 personnes rassemblées, la jeune Rym ne mâche pas ses mots : « Macron n’a même pas parlé, il se fout de nous. La cérémonie était totalement verrouillée. Il se perd dans ses calculs électoralistes. » « On ne peut pas limiter la responsabilité à Papon, il faut avoir le courage de reconnaître celle de l’État », a conclu Kamel, militant associatif, qui a marché jusqu’à Saint-Michel, où les manifestants se sont arrêtés face à la Seine.



 

publié le 16 octobre 2021

Afrique-France -

Liberté pour les 7 de Montpellier !

sur https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites

A l'appel de 16 collectifs de Sans-Papiers, de la Marche des Solidarités et de plus de 100 organisations, partis politiques et syndicats, nous manifesterons les 15 et 22 octobre en direction de la préfecture de Paris et du ministère de l'Intérieur pour exiger la levée des OQTF et IRTF des 7 de Montpellier. Ci-dessous le texte d'appel et la liste des premiers signataires.


 

Contre-Sommet Afrique-France

Liberté pour les 7 de Montpellier !

Le jeudi 7 octobre à Montpellier, huit jeunes Africains sans-papiers ont été arrêtés sur le quai de la gare quelques heures avant le début du contre-sommet Afrique-France annoncé depuis plusieurs mois et organisé par un collectif d’organisations locales et nationales. La préfecture de police et le Ministère de l’intérieur ont été prévenus de cet évènement et n’ont interdit ni les réunions, ni les manifestations au programme. Pourtant le matin du 1er jour de ce contre-sommet, la préfecture a envoyé des policiers procéder à des arrestations ciblées et discriminatoires sur le quai de la gare.

Seul ce groupe de Maliens, de Sénégalais et d’Ivoiriens, qui avait pris le train au sein d’une délégation de 24 membres de différents collectifs de la région parisienne a été arrêté et emmené en garde à vue. On les a contrôlés au faciès et parce qu’ils sont descendus du train en groupe, parce qu’ils étaient Africains et qu’ils venaient contester, de manière organisée, la politique du gouvernement. Deux d’entre ont été transférés en centre de rétention avant d’être enfin libérés 5 jours plus tard grâce, entre autres, à une riposte et une mobilisation rapides qui ont commencé le jour-même devant le commissariat de Montpellier. Cinq autres sont sortis des locaux de la police avec OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) assortie d’une IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français) dès jeudi 7 octobre.

Après la rafle, le bannissement et les barreaux.

Cette opération de police est extrêmement grave quand, dans le même temps, le président de la République proclamait sans sourciller que le sommet de Montpellier visait à promouvoir la jeunesse africaine et le soutien à la société civile et à la démocratie. Deux jeunes Africains ont été incarcérés sous la menace d’une expulsion pour avoir osé (!) s’organiser aux côtés de la société civile en France (associations, syndicats, partis) et revendiquer l’égalité des droits.

L'interdiction de retour sur le territoire français qui vise les 7 jeunes qui ont participé au contre-sommet est une décision prise par le préfet associée à l'obligation de quitter la France (OQTF). Qui ne sait que pour ceux et celles qui ont parcouru 8000 kms, traversé l’enfer de la Lybie et la méditerranée, revenir en arrière est impossible ?

C’est pourquoi l’IRTF soit condamne à l’errance ceux et celles qui partent, soit prive de tous leurs droits ceux et ou celles qui contreviennent à l’obligation de quitter l’espace Schengen. Harceler les migrant.e.s, les priver de leurs droits et les expulser, telle est la devise du ministère de l'intérieur, à l'ère Macron.

Liberté et démocratie.

La situation des 7 interpellés est notre cause à toutes et tous. Que certains d’entre nous soient arrêtés pour le simple fait de contester la politique du pouvoir est un déni de nos droits à toutes et tous.  Mais aussi parce que leur combat est celui de la justice et de la liberté.

Nous exigeons la levée immédiate des OQTF et IRTF des 7 de Montpellier !

« Nous sommes l'histoire. Avec nos choix, nos croyances, nos erreurs, nos idéaux, nos espoirs de justice que personne ne pourra jamais réprimer. » Mimmo Lucano maire de Riace, 3 octobre 2021.


 

parmi les premiers signataires :

des Collectifs de Sans-Papiers, BDS France-Montpellier, CADTM France, Droit Au Logement (DAL), La Carmagnole Montpellier, Cimade Montpellier, LDH Montpellier, MRAP, RUSF 34, Union syndicale Solidaires, Ensemble, France Insoumise, NPA, Parti de Gauche 34

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